Les conseils santé

Les médicaments génériques et le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019

  • Qu’est ce qu’un médicament générique ?

  • est conçu à partir de la molécule d’un médicament déjà autorisé (appelé médicament d’origine ou princeps) dont le brevet est désormais tombé dans le domaine public.
  • doit avoir la même composition qualitative et quantitative en principes actifs, la même forme pharmaceutique que le princeps et démontrer qu’il a la même efficacité thérapeutique (même biodisponibilité).
https://www.ansm.sante.fr/Dossiers/Medicaments-generiques/Qu-est-ce-qu-un-medicament-generique/(offset)/0

Financièrement, le coût d’un médicament générique est en moyenne 40% moins cher que le princeps (médicament original).

  • De quoi se compose un médicament générique ?

Il se compose comme tous les autres médicaments, d’un principe actif, et d’un ou plusieurs excipients :

Le principe actif  ou substance active, est le composant du médicament responsable de l’effet thérapeutique.

La composition qualitative et quantitative en principe actif d’un médicament générique est identique à celle de son médicament d’origine. Il en est de même de sa  forme pharmaceutique (comprimé, gélule, sirop, patch).

L’excipient désigne toute substance autre que le principe actif présente dans un médicament. Il n’a aucune activité pharmacologique recherchée. Tous les médicaments, génériques et princeps, ont des excipients.

Les excipients servent à faire parvenir le principe actif dans l’organisme à l’endroit où il doit agir. Ils ont un rôle dans l’absorption et la stabilité du médicament. Ils permettent ainsi une dissolution correcte. Ils conditionnent son aspect, sa couleur et son goût.

https://www.ansm.sante.fr/Dossiers/Medicaments-generiques/Qu-est-ce-qu-un-medicament-generique/(offset)/0
  • Comment reconnaître un médicament générique ?

 Les génériques sont, pour la grande majorité d’entre eux, identifiés par le nom scientifique du ou des principes actifs qui entrent dans leur composition, suivi du nom du laboratoire producteur. Certains médicaments génériques sont toutefois commercialisés sous un nom de marque. Celui-ci est alors suivi du symbole « Gé ». La dénomination commune figure alors sous le nom de marque.

http://medicamentsgeneriques.e-monsite.com/pages/histoire-du-medicaments-generiques.html
  • Comment est-ce que les médicaments génériques sont apparus ?

La notion de médicament générique est apparue en 1981, lorsque la commission de la concurrence a donné une première définition de ces derniers :

« On entend par médicament générique, toute copie d’un médicament original dont la production et la commercialisation sont rendues possibles par la chute du brevet dans le domaine public, une fois écoulée la période légale de protection. Peuvent être considérés comme génériques aussi bien des médicaments vendus sous nom de marque ou appellation de fantaisie que des médicaments sous dénomination commune internationale du ou des principes actifs qu’ils renferment, dénomination qui doit être assortie d’une marque ou du nom du fabricant ». 

https://www.observatoire-sante.fr/la-petite-histoire-du-medicament-generique/

Avant l’arrivée de l’an 2000, la création du Répertoire des groupes génériques et la loi qui instaure un droit de substitution pour les pharmacies, font émergés les médicaments génériques.

En 2012, le « tiers payant contre génériques » est mis en place. Cette mesure implique que le tiers payant est uniquement applicable aux patients qui acceptent le remplacement par un médicament générique ou bien à ceux qui possèdent une ordonnance faite par leur praticien et portant la mention « non substituable ».

  • L’avenir des médicaments génériques :

Actuellement, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019, un sujet fait polémique. D’ici 2020, si un patient qui ne possède pas de justificatif médical refuse un médicament générique, ce dernier ne sera plus remboursé sur la base du prix du médicament original mais sur le prix du médicament générique le plus cher. Comme vu précédemment dans cet article, le prix d’un médicament générique étant en moyenne 40% moins élevé que celui du princeps, la partie à la charge du patient peut être élevée.

La mention « non substituable » du docteur sur l’ordonnance ne serait également plus suffisante. Ces derniers devraient également apporter une justification au travers de critères médicaux objectifs. Cette liste de critères serait définie avec l’Agence Nationale de sécurité du Médicament et des produits de santé.

Le but escompté de cette mesure serait d’accroître le volume de médicaments génériques vendu, en effet :

les génériques ne représentent que 36% du volume de vente de médicaments en France, contre 86% en Allemagne et au Royaume-Uni. Et ce, en dépit des multiples campagnes nationales d’information mettant en avant la dispense d’avance de frais (tiers payant) contre la prescription de génériques, en ou encore les incitations financières faites aux pharmaciens et aux médecins.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27250-Des-2020-patients-refusant-les-medicaments-generiques-rembourses

Cette mesure fait polémique aussi bien du côté des patients, que des professionnels de santé, qui pensent que cette dernière ne fera qu’accroître la réticence de certains envers les médicaments génériques.

Pour l’organisation France Assos Santé, qui représente 80 associations de patients, les malades contraints de prendre les génériques sont « sanctionnés », ce qui n’est pas le cas des professionnels de santé. Il s’agit selon elle d’une « nouvelle punition » qui ne fera « qu’alimenter les doutes » sur les génériques.

De leur côté, les principaux syndicats de médecins et les pharmaciens dénoncent une « dérive bureaucratique » qui risque d’engendrer des « situations conflictuelles et chronophages » avec les clients.

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/27250-Des-2020-patients-refusant-les-medicaments-generiques-rembourses

Le but premier de cette mesure étant de réaliser des économies.

Selon le gouvernement, ces mesures devraient permettre à court terme de réaliser un peu “moins de 100 millions d’euros” d’économies.

https://www.santemagazine.fr/actualites/ce-qui-va-changer-en-2020-en-cas-de-refus-de-medicaments-generiques-334070

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