Les conseils santé

Pesticides et réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques

  • Que sont les produits phytopharmaceutiques ?

Les produits phytopharmaceutiques sont des préparations destinées à protéger les végétaux et les produits de culture.

Source : https://www.anses.fr/fr/content/les-produits-phytopharmaceutiques

Les produits phytosanitaires sont des produits d’origine chimique ou biologique utilisés dans la lutte contre les maladies, les ravageurs, les bactéries et autres agents pathogènes dans le domaine de l’agriculture et de l’horticulture. Il existe trois catégories de produits phytosanitaires :

  1. Les herbicides destinés à la destruction des mauvaises herbes
  2. Les fongicides capables de lutter contre les champignons
  3. Les insecticides capables de lutter contre les insectes

Les produits phytosanitaires sont notamment utilisés par les professionnels du milieu agricole, par les professionnels chargés de l’entretien des espaces verts et les jardiniers amateurs.

  • Une réglementation stricte

Le secteur agricole est le plus grand consommateur de pesticides. Les produits phytosanitaires peuvent être pulvérisés depuis des tracteurs ou encore des avions. Contenant pour certains des produits d’origine naturelle tels que le souffre, le cuivre, l’arsenic, etc…, une grande quantité de pesticides est néanmoins fabriquée à partir de chlore ou encore de phosphore. 

Sont interdites la mise sur le marché, l’utilisation et la détention par l’utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s’ils ne bénéficient pas d’une autorisation de mise sur le marché ou d’une autorisation de distribution pour expérimentation délivrée dans les conditions prévues au présent chapitre.

Source : https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006583001&cidTexte=LEGITEXT000006071367&dateTexte=20061231#:~:text=I.,conditions%20pr%C3%A9vues%20au%20pr%C3%A9sent%20chapitre.

La législation européenne relative à l’usage des pesticides est définie en fonction de trois types d’usage :

  1. Les produits phytopharmaceutiques
  2. Les biocides
  3. Les médicaments vétérinaires

Une évaluation dans laquelle les risques pour la santé et l’environnement sont pris en compte mène ou non à une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) octroyée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour les produits phytopharmaceutiques et biocides, et une autorisation délivrée par l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV) pour les antiparasitaires à usage vétérinaire.

Si les produits phytosanitaires ont été préalablement définis, les biocides, quant à eux, désignent les produits capables de détruire les organismes nuisibles quelque soit le secteur concerné (traitement d’eau potable, désinfection de locaux médicaux, etc…). Ils se divisent en quatre catégories : les désinfectants, les conservateurs, les produits de lutte contre les nuisibles et les autres biocides.

  • Le plan Ecophyto

Né à la suite du Grenelle de l’environnement de 2008, le plan Ecophyto prévoit de réduire le recours, les risques et les impacts des produits phytopharmaceutiques. Cette réduction représente un enjeu citoyen fort en matière de préservation de la santé et de la biodiversité. 

Le plan Écophyto II+ élaboré en 2018 vise à rendre l’agriculture moins dépendante aux pesticides et répond à une directive européenne d’uniformisation des mesures pour un résultat plus probant sur un territoire plus étendu. L’objectif visé est de diminuer les risques de cet usage sur la santé et l’environnement en trouvant des moyens de substitution. 

Le plan Ecophyto II+ se décline en six axes qui visent à :
1/ faire évoluer les pratiques et les systèmes ;
2/ amplifier les efforts de recherche, développement et innovation ;
3/ réduire les risques et les impacts des produits phytopharmaceutiques sur la santé humaine et sur l’environnement ;
4/ supprimer l’utilisation de produits phytopharmaceutiques partout où cela est possible dans les jardins, les espaces végétalisés et les infrastructures ;
5/ encourager, en favorisant une mobilisation des acteurs, la déclinaison territoriale du Plan en cohérence avec les contraintes et potentialités locales, renforcer l’appropriation du Plan par les acteurs du territoire et des filières et veiller à la cohérence des politiques publiques ;
6/ s’appuyer sur une communication dynamique et des approches participatives, pour instaurer un débat citoyen constructif quant à la problématique des produits phytopharmaceutiques, et instaurer une gouvernance simplifiée.

Source : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/plan_ecophyto2_.pdf

Ce plan est principalement financé par le biais d’une redevance prélevée sur les ventes des produits phytopharmaceutiques. 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s